Soyons fou, racontons notre vie.
Ce lundi 5 janvier 2009, j'inaugure mon tout nouvel abonnement SNCB pour me rendre de La Louvière à Bruxelles. Le 5 janvier 2009, quel bon choix.
Tout d'abord, c'est ce jour qu'a choisi la neige pour faire son apparition sur le pays. Une apparition remarquée : un peu plus de 20 minutes pour faire 2,5 km, jusqu'à la gare, en voiture. Vivement que j'ai un vélo.
Le train arrive à l'heure, et tout se passe bien ensuite jusqu'au soir, à l'heure du retour. Et quel retour, les amis !
J'arrive à Bruxelles-Schuman pour prendre le train de 17h23 qui vient de LLN et va jusque Binche. L'avantage de Schuman est que le train est un peu moins rempli, et que les gens qui viennent de LLN ont tendance à sortir en masse au Nord et à Central, donc on peut choisir sa place. Tranquille, quoi.
Enfin, ça, c'est la théorie.
En pratique, le tableau d'affichage montre des trains annoncés en retard, et d'autres trains annoncés sans retard mais clairement déjà en retard. En langage SNCBien, ça veut dire que le retard est encore à déterminer. Mon train à moi doit arriver avec 5 minutes de retard, le train de 17h27 jusque Jette-Dendermonde est donc annoncé d'abord. Jusque là, tout va bien. Et puis, une annonce :
"Suite à un accident de personne entre Etterbeek et Ottignies, il y a des retards".
En d'autres termes, si mon train est resté coincé entre Ottignies et ce qui s'avèrera être un suicide, je suis pas près d'être rentré ! Un espoir : que mon train était déjà passé par là au moment du drame.
J'attends quelques minutes pour voir ce qui se passe, et ce que je craignais arrive : les 5 minutes de retard disparaissent... donc retard "à déterminer". C'est pas bon pour moi, et une décision s'impose : je n'ai aucune chance de trouver un autre train qui me mène à La Louvière depuis Schuman, je dois donc aller vers la jonction Nord-Midi. Deux possibilités : le métro (jusque Central) ou le train (jusque Nord, Central, Midi, au choix)
Un train arrive, je monte dedans et je descend à la gare du Nord. On avisera là bas.
La possibilité la plus évidente est à présent de prendre le train vers Charleroi et de changer à Luttre pour La Louvière. J'attends donc le train de Charleroi à la gare du Nord (en espérant toujours une annonce pour les gens à destination de La Louvière, mais en vain) et il arrivera finalement avec un quart d'heure de retard... Les contrôleurs, charmants, me signalent que je ne suis pas le premier à vouloir aller à LL et qu'ils feront en sorte que la correspondances à Luttre nous attende. Ils en oublient même de contrôler mon abonnement.
Finalement, je sortirai de ce train à Braine-l'Alleud, d'où on viendra me chercher. Encore une grosse demi heure de route et me voilà au bercail.
Une sacrée soirée... si c'est tous les jours comme ça, on va bien rigoler !
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