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Statistiques

Rejets de CO2, une réflexion sans but.

Posté par ~YoungFrog le 7 mars 2010 qui était d'humeur Neutre

Il est assez mode de calculer son empreinte écologique, ses émissions de CO2, bref sa green-attitude. Je ne suis pas sûr que la nécessité de l'abandon de la voiture soit vraiment dûe à ses rejets en CO2 (sauf à l'échelle des villes, où je suis largement convaincu par cet argument), mais ça me donne quand même l'occasion de partager le calcul suivant avec mon lectorat.

Faisons un calcul rapide  : si la distance maison-boulot est de 1km, cela représente 10 km par semaine. En voiture, à 100g/km, cela nous fait 1kg de CO2 envoyé dans l'air par semaine. Ce calcul est plutôt optimiste, car 100g/km, c'est déjà une voiture vachement "verte" comme ils disent.

Soyons plus réaliste, et prenons une distance de 60km (à peu de choses près, la distance qui me sépare de mon boulot), avec 130g/km [*]. Résultat : 78kg de CO2 par semaine... soit mon propre poids (là aussi, à peu de choses près). Et en un an ? 3.5 tonnes si je travaille 45 semaines. Et avec ça je fais que bosser !

Bref, je trouve ces chiffres très impressionnant... ceci dit je n'ai pas tellement idée de ce que je rejette en allant en train comme je le fais actuellement. Si je prends aveuglément les chiffres fournis par la SNCB [2], soit 27.5 g/km, donc 16kg par semaine ou 742 kg par an.

C'est plus compliqué que ça, car le trajet maison-gare et gare-boulot je le fais à vélo, donc j'augmente mes rejets de CO2 via la respiration (encore que, celui-là ne vient-il pas de l'air qui m'entoure ?) et via la nourriture que je dois ingurgiter pour avoir l'énergie de le faire (mais là je ne sais pas si c'est quantifiable). Je n'ose pas m'embarquer dans des estimations de ces postes, mais je doute qu'ils soient très important par rapport au reste. Il y a probablement aussi plein de choses auxquelles je ne pense pas... et certaines choses auxquelles je pense mais dont je n'ai pas envie de parler parce que je ne m'en sortirai jamais !

En guise de conclusion, je pose une question : ne faudrait-il pas estimer le rejet en CO2 induit par les gens qui travaillent à estimer les rejets en CO2 ? Histoire de savoir si ça vaut la peine de se casser la tête là dessus...

Notes :

[*] D'après la Febiac [1], qui est a priori pas du genre à surestimer les rejets en CO2, en 2007, la voiture _neuve_ moyenne achetée par le belge avoisinait les 140g/km... alors 130g/km semble encore optimiste par rapport à cela.

Références :

[1] http://www.febiac.be/public/content.aspx?FID=592
[2] http://www.b-rail.be/corporate/F/environment/


LFS && (XFree || X.org).HOWTO

Posté par ~YoungFrog le 5 avril 2009 qui était d'humeur Neutre

Utiliser un blog comme d'un aide-mémoire, faire comme si le regard des autres nous importe peu car "c'est juste pour moi que j'écris, pour me souvenir, pour y penser". Pourtant les autres sont là. Enfin, pas ici bien sûr, moi j'écris _vraiment_ pour moi, pour me souvenir, pour y penser.

P.S. Les liens ont été bouffés... pff... marre de l'informatique, ça ne marche jamais comme il faut.

Je ne vais donc pas dire que LFS veut dire "Linux From Scratch" et désigne une "distribution" très particulière de Linux qui ne se trouve pas sur CD, mais plutôt sous forme de livre. Le Livre. Un recueil d'instructions pour construire son propre système Linux, fonctionnel si on s'en donne le temps et la peine, à partir du code source de chaque programme qui composera le système. Une suite de variations sur le thème "./configure && make && make install", triptyque mythique qui indique à l'ami Ordinateur de configurer, compiler et installer un logiciel donné en ayant son code source.

Je ne vais pas non plus rappeler que X, ce n'est pas du porno mais bien le petit nom de X Window System. En résumé (et parce que si j'en disais plus, mon ignorance crasse transparaitrait) c'est la base de l'interface graphique sous UNIX et assimilés.

Enfin je ne dirai pas que XFree86 et X.org sont deux implémentations (pas du tout indépendantes) dudit protocole X sous Linux.

Évidemment je ne dis rien de tout cela puisque, étant seul à me lire, je le sais déjà.

Ceci étant dit, venons en au fait :

  • XFree86.
Bien sûr, il était là d'abord... puis une sombre histoire de fork et de licence vint assombrir le ciel de ce projet. Qu'en reste-t-il au juste, je ne sais pas, mais ce qui en reste semble utilisable.
L'avantage est la simplicité d'installation a priori : quelques tarballs à télécharger, un petit script d'installation fait tout pour vous, et vous voilà sur les rails du tout-au-clic déjanté ! Et pour les racistes anti-binaires, il y a des instructions pour tout recompiler : cela se résume à taper "make World" après avoir dé-tar-é quelques fichiers.
Trop facile ? On ne comprend pas ce qui se passe derrière la grosse machine ? C'est pas faux.
  • X.org.
Le chouchou des distros, il se pose en incontournable. Un monopole qui pourrait presque faire peur,... si ça n'avait pas été la position de XFree86 pendant tant d'années.
Le site web ne semble pas la partie la plus choyée du projet : un wiki assez pauvre du point de vue de l'utilisateur final où il est difficile de trouver des instructions d'installation, et même en ce qui me concerne impossible d'en trouver pour la dernière version (Release 7.4, au moment où j'écris ces lignes). L'idée est probablement que l'utilisateur final devrait se tourner vers une distribution Linux pour obtenir un système qui marche... mais quand même !
D'ailleurs, le wiki comme "site officiel", globalement je trouve ça pas très avenant : on se perd entre les liens du type gestion de wiki, et les liens liés au projet en lui-même. Et puis ça reste un peu "foutoir" comme type de site. Participatif d'accord, mais un minimum de coordination avant d'envoyer ça en pâture au public, siouplait.
Bien sûr, en fait d'installation, il faut évidemment recompiler soit même ! Et comme la philosophie du projet est "modularisation !", cela fait beaucoup de choses à compiler. Pour s'en sortir, deux solutions semblent viables : le système jhbuild, ou suivre les instructions du BLFS ("Beyond Linux From Scratch") ; le reste semble être la meilleure manière de perdre pas mal d'heures.

Alors quoi ? Pour installer un environnement graphique sans suivre aveuglément un script, faut-il forcément être à fond dans le projet ? Sans doute. Mais faut-il être déçu pour autant ? Qui donc installe gcc en vérifiant que chaque fichier est nécessaire ? Qui se lance dans une compilation de noyau en surveillant qu'aucune ligne de code superflu ne s'y trouve ?
Peu de gens, ma bonne dame, peu de gens.

Alors XFree86 ou X.org, je ne sais pas : le premier est distribué sous forme binaire, pas le deuxième. Le deuxième est modularisé, et même si pour s'y retrouver il faut avoir fait une thèse sur le sujet et qu'en pratique on installe beaucoup de superflu, ça reste conceptuellement plus satisfaisant --ce me semble-- qu'une grosse masse de fichiers. Si le but est d'installer vite fait bien fait, je me dirigerais vers XFree86 ; si le but est de comprendre ne serait-ce qu'un petit peu ce qui se passe, je me lancerais vers X.org, sachant que ça risque d'être un peu plus long.

Dans les deux cas, je me souhaite bonne chance.